28 septembre 2006

Faire fondre les clefs

Il faudra bien un jour que je réouvre ces yeux et que j'admette que mon ennemie est revenue, ou qu'elle n'en est pas loin...
Qu'elle est incidieuse et qu'elle s'installe, par petits morceaux certes, petit à petit.
Et comme elle est en terrain connu, qu'elle connaît mes failles, peut-être aura-t-elle plus de facilité à s'y ancrer.
Cette dépression que j'ai chassée il ya 2 ans, serait-elle sur le point de revenir?
Je n'en ai franchement pas envie, je ne veux pas me laisser faire, je ne veux plus sombrer et toucher le fond.
Je veux fermer cette porte là, à triple tours et faire fondre la clé.

Qui connait un maréchal ferrant dans le coin que je lui confie mes clés??
Allé, soyez sympa!

30 juillet 2006

Qui suis-je?

Vous connaissez le jeu?
J'adorais y jouer étant enfant.

Suite à un commentaire de Bertrand, m'indiquant un terme, non méconnu, mais peu rencontré, je suis allée faire une chtiote recherche sur la procrastination et ses accolytes...
Je ne les citerai pas tous, mais je souhaitais vérifier si j'étais réellement et psychiatriquement atteinte.
Névrose? Psychose? Allé... Zieutons...

°Suis-je atteinte d'addiction? Dépendance, toxicomanie? Eh bien... mieux vaut ne pas me confier une bouteille de porto, vous ne la retrouverez pas pleine, la pauvrette....
Donc, oui, je peux avoir des conduites addictives.

°Nouveau terme encore jamais rencontré: Alexithymie, qui équivaut à la psychosomatisation.
C'est si flagrant que je ne m'étalerai pas.

°Syndrôme d'Amok: ben non, désolée... je ne me suis jamais vengée de la mort de l'un des miens jusqu'à ma propre mise à mort...
°je n'ai jamais fait de Bouffée délirante aigue, mais j'aurai très bien pu, j'avais tout le potentiel pour!
Je ne suis pas non plus atteinte de dissociation mentale (traits de personnalité schizophrénique), ni de dépendance au jeu vidéo (juste dépendante au PC).
°Suite au film de ce soir, et bien qu'aimant beaucoup Audrey Tautou, je dois avouer que je ne suis pas érotomane, et bien contente de ne pas l'être!

°Viennent ensuite des mots souvent entendus et employés qui me concernent peu: Jeu excessif, mythomanie, mégalomanie, néopathie, pervers narcissique, psychopathie, retard mental, syndrôme de Peter Pan (non non je vous jure!), syndrôme de l'étudiant (ah cher Tanguy!)

Bref, pour résumer, je sort la salière de la névrose et parfois je m'oublie un peu et je dose trop fort.
Ces jours là, les jours salés de névrose, ils sont difficiles à vivre.
Les jours, les autres, sont plus faciles, mais accablés de culpabilité.
Alors que choisir?

26 juillet 2006

Morceau d'ancienneté

J'ai causé tant de malheurs,
tant de pleurs,
dans autant de coeurs.
Que d'incertitudes,
Comme par habitude.

Pour arriver enfin,
sans être au bout du chemin,
à trouver la voie
où je serai enfin moi.

Sans avoir peur,

vivre au milieu de mes fleurs.

Sans avoir honte.

Montrer au monde,
mon bonheur,
son bonheur,
leur bonheur,
notre bonheur.

Tout reconstruire.

16 juillet 2006

l'Enfance


Elle a ce gout d'autrefois qui reste gravé en moi,
cette responsabilité là qui a fait ce que je suis aujourd'hui,
ces imperfections longtemps régurgitées.

Accepter que je sois plusieurs tout en restant moi,
devenant moi tout en restant avec elle.

Elle, à qui je ressemble tant.

14 juillet 2006

Ecrire


La plus belle des thérapies,
écouter et s'écouter,

se réfléchir et réfléchir,

comprendre et apprendre,
sur soi et les autres.

Avancer et s'autoriser à rester assis.
Enfin.

10 juillet 2006

Le pourquoi du gouffre??

Ses pieds sont liés,
Pas ses poings,
Elle crie au ciel
Et à qui veut bien l'entendre,
que l'aide dont elle a besoin,
N'existe qu'en elle...

09 juillet 2006

L'aube ne se lève pas

Dans cette maison vide
Où plus rien n'a de sens,
Je t'embrasse comme la première fois,
Comme la dernière fois,
juste une lueur,
d'espoir peut-être,
Mon amour inconcevable.

Les nuages passent
mais changent-ils pour autant?
Nous restons les mêmes
en essayant d'améliorer nos bouts de vie,
ou parfois, en les gachant.

Tandis que l'aube ne se lève pas,
les regards restent éteints,
et je me morfonds dans ce désarroi...


Comme pour le précédent post, j'ai écrit ces lignes le 24 août 2004, en plein gouffre...